slip away

25 janvier 2013

standing in the rain.

 

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"Parce que cette tempête n'est pas un phénomène venu d'ailleurs, sans aucun lien avec toi. Elle est toi-même, et rien d'autre. Elle vient de l'intérieur de toi. Alors la seule chose que tu puisses faire, c'est pénétrer délibérément dedans, fermer les yeux et te boucher les oreilles afin d'empêcher le sable d'y entrer, et la traverser peu à peu. Au coeur de cette tempête il n'y a pas de soleil, il n'y a pas de lune, pas de repères dans l'espace; par moments, même le temps n'existe plus. Il n'y a que du sable blanc et fin comme des os broyés qui tourbillonne haut dans le ciel. Voilà la tempête de sable que tu dois imaginer.
[...]
C'est un fait, tu vas réellement devoir traverser cette violente tempête. Cette tempête métaphysique et symbolique. Mais, si symbolique, si métaphysique qu'elle soit, ne te méprends pas: elle tranchera dans ta chair comme mille lames de rasoir affûtées. Des gens saigneront, et toi aussi tu saigneras. Un sang chaud et rouge coulera. Tu recueilleras ce sang dans tes mains: ce sera ton sang, et le sang des autres.
Une fois la tempête passée, tu te demanderas comment tu as fait pour la traverser, comment tu as fait pour survivre. Tu ne seras pas très sûr, en fait, qu'elle soit vraiment achevée. Mais sois certain d'une chose: une fois que tu auras essuyé cette tempête, tu ne seras plus le même. Tel est le sens de cette tempête."

Il y avait toutes ces choses que j'étais persuadé de comprendre mais qu'en réalité je ne comprenais pas. J'étais trop jeune, je le suis sans doute encore trop.
Aujourd'hui relire ces mots, les réaprivoiser cinq années après m'appaise. Je les lis autrement, ils me parlent autrement. Je crois que j'ai un peu grandi. 
Et je n'en sortirai pas indemne.

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her film.

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Avant j'étais persuadé que le monde m'appartenait. Je blessais, pour me préserver. J'avais peur de rien, et peur de tout. J'avais peur d'eux, mais je contrôlais les autres.
On traînait des heures durant dehors, nous parlions fort, fumions beaucoup. Je croyais en ces liens, en ma force, que jamais on ne se quitterait. J'avais 15 ans.

"Et si on trainait dehors cette nuit? On fait croire à nos parents qu'on est chez les autres.
- Toute la nuit?
- Toute la nuit. Et je prendrai ma guitare électrique.
- Et on dormira où?
- On dormira pas. Préparez-vous, prenez des pulls, rendez-vous ici à huit heures."

J'avais quinze ans, et dans mon monde magique le danger n'existait pas. Ensemble nous n'avions pas peur, persuadés de pouvoir veiller les uns sur les autres, il avait fallu faire son trou, creuser beaucoup, souvent. Ils étaient ma famille, les gens que j'aimais, les gens que j'avais choisi. 
Nous essayions de fuir quelque chose que nous ne comprenions pas, nous apprenions de nos bêtises, nous étions faibles et très forts. Parce que nous croyions.
Je crois que cette nuit là nous a fait un peu grandir. 

Musique: Her film - SayCet

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15 juillet 2013

BOY

 

 

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Il y a fort longtemps que je ne prends plus le temps de passer par ici, mais tellement de choses arrivent. Tellement de tournants plus ou moins positifs que je n'ai aucune envie qu'on juge. Je crois que je n'ai plus réellement envie d'avoir d'avis d'inconnus, du moins avec moins de dépendance qu'avant. Mais j'aime toujours être anonyme pour écrire.
Mes amis sont là, tout près, et aujourd'hui j'ai envie d'être entouré par ces gens importants. Malgré le fait qu'ils ne soient, en réalité, peu nombreux. J'ai envie de faire ce petit bout de chemin avec eux. D'aller jusqu'à mes limites de sociabilité. Parfois je les hais, souvent je les aime. Souvent ils sont là, parfois je les fuis. Et certains ne reviennent jamais.

En ce moment, je passe par pleins d'états contradictoires. Mais dans l'ensemble je vais bien. Mon boulot me frustre, mais ça me permet de me plaindre, n'est-ce pas. Au fond, je sais depuis gamin que je ne suis pas destiné à de grandes études, en tout cas pour le moment, je savais qu'il fallait que je parte tôt de chez mes parents et que je devienne indépendant pour vivre. J'ai repoussé l'échéance jusqu'à la rupture, et après réfléxion j'aurai pu me débarrasser de ces contraintes tellement plus tôt. Je ne regrette pas réellement les décisions que j'ai prises, seulement j'ai perdu un peu de temps. J'avais peur, sans doute. 
Si je m'étais pris en main plus tôt, aujourd'hui ça serait terminé. Avec le recul, je pense que j'étais réellement immature, et que je le suis sans doute encore, alors ce n'est pas très grave.

IL m'a dit, il y a un peu plus d'un mois que c'était bon pour moi. Peut-être suis-je en train de devenir un peu adulte... En tout cas j'ai vu ça comme une possibilité de garder la porte ouverte, jusqu'à que je me sente prêt à la franchir. J'ai encore quelques choses à régler avec moi, et les autres. Et après je continuerai. 
J'ai moins peur des clichés, moins peur de ne pas appartenir, moins peur de ne pas être compris. Il y a des choses que je ne saisis pas bien, mais ça n'a plus réellement d'importance.

Je ne suis toujours pas très explicite, j'avais écrit un immense article ici, mais il ne me convenait pas, je le faisais un peu pour la sympathie. 
J'y songe.

Musique: People - Kat Frankie

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26 juillet 2013

For my parents.


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Je ne sais pas.

"Tu vas trop vite"
Je ne pensais jamais dire ça mais la première chose que j'ai eu envie de lui vomir au visage c'est "Alors je préfère encore arrêter.". Je ne sais plus ce que je dois faire, si je dois protéger celle qui aurait dû le faire. Je ne peux plus avoir la force pour toi et moi. J'ai besoin d'aide, j'ai besoin d'aller mieux, pour ne pas laisser Corbeau reprendre le dessus. Moi aussi j'ai peur, moi aussi je doute, moi aussi je ne sais pas où tout ça va me mener, mais au fond de moi je sais que c'est trop, que je ne tiendrai pas. Je n'arrive pas à faire en sorte que les larmes s'arrêtent. Il y a tellement longtemps que je n'ai pas pleuré, tellement longtemps que je n'ai pas dit "je suis fatigué.". Mais je suis tellement fatigué. Je ne sais plus, ni ce que je dois faire, ni comment le faire. Je frôle le fond. J'ai besoin de pleurer, beaucoup, pour que demain soit meilleur.

Demain sera meilleur, je le sais.


Musique: Legend - Mono (album: for my parents)

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29 juillet 2013

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Il semblerait que ça ne soit pas ma semaine. 
J'ai le sentiment que je ne m'en sortirai pas. Ils essayent de me convaincre de quelque chose qui me semble complètement stérile. 
Peut-être aurai-je dû me taire.

Voilà.

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15 août 2013

wash away.

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"Disparais.", disait Cobeau.

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